
1954
La salopette débarque à Paris et prend place dans l’univers de la mode.
Fidèle à ses valeurs depuis plus d’un siècle et demi tout en étant à l’affût des innovations, la marque Lafont, inventrice du premier pantalon de charpentier et de la fameuse salopette, est toujours leader sur le marché du vêtement professionnel avec une notoriété sans égale.

Louis Lafont, grand-père d’Adolphe et colporteur pyrénéen, décide d'ouvrir un magasin à Lyon, ayant perçu le potentiel du commerce de tissus stimulé par le florissant négoce de la soie. Après avoir épousé une Caladoise, il s'installe définitivement au 25 Grande Rue de la Guillotière à Lyon. Son fils reprendra l'exploitation du magasin, y ajoutant un atelier de tailleur pour compléter le rayon de tissus et de vêtements confectionnés.

Adolphe Lafont reprend les rênes du magasin familial avec de grandes ambitions. Constatant le succès des vêtements confectionnés dans l'atelier et souhaitant probablement dissuader la concurrence, il décide de déposer le nom « Adolphe Lafont » en 1896 et de créer des étiquettes facilement reconnaissables.
Ainsi, il établit la première marque de tenue de travail déposée en France.
Les ouvriers sont satisfaits des vêtements que je leur vends, si j’y mettais mon nom, ils se souviendront de moi.

C'est à ce moment qu'il commence à confectionner ses premiers pantalons de velours, inspiré par une idée de son grand-père maternel. Sans machine à coudre, il doit les réaliser à la main. Face au manque d'espace, il décide de solliciter les banques et, en 1904, achète un terrain dans le quartier de Monplaisir, à Lyon, pour y construire une usine, remplaçant ainsi le premier atelier situé à côté du magasin.

La renommée des vêtements Lafont est établie, mais Adolphe Lafont ne s'en satisfait pas. Un nouveau projet retient son attention. Bien que les tissus achetés, provenant de diverses régions, soient de très bonne qualité, il souhaite offrir aux travailleurs les meilleurs vêtements à un prix équitable. Pour cela, il doit internaliser la teinture et la manutention des tissus, ainsi que filer lui-même le coton.
En 1911, il atteint son objectif en acquérant une usine de teinture et d’apprêt à Villeurbanne qu’il exploitera jusqu’en 1925.

L'usine devenant trop exiguë, il acquiert un terrain de 5000 m² adjacent à l'usine existante pour faciliter les transports. Malgré les difficultés d'installation d'une telle usine dans la région, il ne s'arrête pas là. En 1919, il achète un terrain de 20000 m² à Villeurbanne et y fait construire une usine de 6000 m², capable d'accueillir 400 métiers à tisser.
Il transforme ensuite ce qui était une société en nom propre en SCA.

La salopette débarque à Paris et prend place dans l’univers de la mode.

Le style workwear fait son apparition lors des soirées mode du légendaire Club 54 à New York.

L’humoriste Coluche porte pour la première fois une salopette rayée Lafont, devenue à partir de 1974 le costume officiel du célèbre comique.

La salopette Lafont fait son apparition dans « La Boum » de Claude Pinoteau portée par Sophie Marceau, dans le rôle de Vic Beretton.
Le groupe André cède Adolphe Lafont à la société hollandaise KLM Kleding.
KLM Kleding est absorbée par le groupe danois Kansas Wenaas.
Le groupe Kansas Wenaas change de nom pour devenir Kwintet.

Lafont est racheté en 2016 par le groupe familial Cepovett, basé à Gleizé, tout près du siège de la marque. Ce rachat ne pouvait pas mieux tomber, car Cepovett, un leader européen du vêtement de travail, s'associe ainsi à une marque premium à laquelle il porte de grandes ambitions.
En reprenant la marque en 2016, nous avions à cœur de protéger ce savoir-faire et de valoriser l’aura historique de Lafont, qui bénéficie d’une forte image auprès des artisans et des PME. Notre objectif est de renforcer le capital de la marque avec un positionnement premium, complémentaire de celui de Cepovett Safety.

La marque devient partenaire exclusif du COET-MOF. Fortement impliquée dans le monde de l’artisanat depuis ses origines, Lafont réaffirme les valeurs qui ont fait son succès : le goût du travail bien fait, l’exigence, la beauté du geste, la transmission, l’excellence du travail manuel à la Française.


Spécialiste du vêtement de travail haut de gamme, Lafont devient en 2022 partenaire mondial du Guide MICHELIN. La maison devient ainsi la seule habilitée à broder les distinctions et millésimes, sur les fameuses vestes remises aux chefs des restaurants sélectionnés par le Guide MICHELIN.
Depuis 1844, génération après génération, Lafont propose des vêtements de travail à la française.